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Jean Jullien

PETRICHOR

ENG

The first definition of the word PETRICHOR found on the Internet is «characteristic odor that accompanies rain and emanates from the earth, especially after a period of dry, warm weather.» This olfactory term calls for the memory of our senses, long walks with boots in the open air, the wet smell of pines, the sea ... The title of the exhibition judiciously points to the state of contemplation sought by Jean Jullien in his paintings. He composes mental images stripped of superfluous details to signify to our brain «contentment», «nature», escape. They trigger a Pavlovian reflex of pleasure that only a hypocrite could deny. Jean Jullien is a post-modern artist who addresses the emotions of the viewer rather than his place on the art scene.

His Instagram posts have built his aesthetic language and reach one million followers today. This atypical artistic career positions him de facto among the leading pioneers of the influencers. Without wanting to, his work is disruptive in the field of art at the level of communication, commercial and artistic.

On this point, a quick overview of the most shared creations on social networks (Kaws, Joan Cornella ...) seems to lay the foundations of a universal aesthetic canon that combines empathy, colorful and refined aesthetics with poetry tinted with humor. In short, the anti-thesis of the romantic artist who carries the weight of the History on his shoulders. The paradox with Jean Jullien is that his paintings are beautiful and at the same time subversive for the economy of contemporary art.

An apparent contradiction only because it is all the stake of the art called «contemporary» than to express itself in the language and with the means of its time. In other words, the exhibition ‘Petrichor’, like the little madeleine of Proust in his time, is an invitation to poetic escape through the door of memories.

Raphael Cruyt

FR

La première définition du mot PETRICHOR trouvée sur Internet est: "odeur caractéristique qui accompagne la pluie et émane de la terre, en particulier après une période de temps sec et chaud.". Ce terme olfactif appelle la mémoire de nos sens, des longues promenades bottes aux pieds au grand air, l'odeur humide des pins, de la mer... Le titre de l'exposition pointe judicieusement l'état de contemplation que recherche Jean Jullien dans ses peintures. Il compose des images mentales dépouillées des détails superflus pour signifier à notre cerveau "contentement", "nature", évasion. Elles déclenchent un réflexe pavlovien de plaisir que seul un hypocrite pourrait nier. Jean Jullien est un artiste post-moderne qui s'adresse aux émotions du regardant plutôt qu'à sa place sur la scène artistique.

Son langage plastique s'est construit à coup de post Instagram pour atteindre le million de followers aujourd'hui.

Un parcours atypique pour un artiste qui lui offre de facto une place parmi le pleton de tête des influenceurs. Sans le vouloir, son travail est disruptif dans le champ de l'art tant au niveau communication, commercial et artistique. Sur ce point, un rapide tour d'horizon des créations les plus partagées sur les réseaux sociaux ( Kaws, Joan Cornella...) semble poser les bases d'un canon esthétique universel qui associe empathie, esthétique colorée et épurée avec une poésie teintée d'humour. Bref l'anti-thèse de l'artiste romantique qui porte le poids de l'Histoire sur ses frêles épaules.

Le paradoxe chez Jean Jullien est que ses tableaux sont beaux et à la fois subversifs pour l'économie de l'art contemporain. Une contradiction apparente uniquement car c'est tout l'enjeu de l'art dit "contemporain" que de s'exprimer dans le langage et avec les moyens de son époque. En d'autre mot, l'exposition 'Petrichor', comme la petite madelaine de Proust en son temps, est une invitation à l'évasion poétique par la porte aux souvenirs.

Raphael Cruyt