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Brian Lotti - Gwendal Le Bec - Yann Le Bec
SUNDAY MORNINGS
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Alice Gallery is happy to present
Brian Lotti, Gwendal Le Bec & Yann Le Bec
SUNDAY MORNINGS
Painting is a writing of the real. Color can be understood as the notes of a score, played to the tempo of brushstrokes. The subject then becomes a pretext, allowing the virtuoso to fully express his talent.
The exhibition unfolds as a dialogue between the work of Brian Lotti, Gwendal Le Bec and Yann Le Bec, all well known to the gallery’s regular visitors. From the very first glance, clear aesthetic affinities emerge, making the transition from one world to another feel remarkably fluid, like a long walk from home to the park, crossing strangely familiar strangers, while listening to Erik Satie’s Gymnopédie No. 1. Not quite relaxed yet? Take another look at the paintings. Then, with the attention of the flâneur, linger over the subtle pictorial grammar each artist deploys to draw you into his own universe.
Brian Lotti describes his painting as a practice that seeks to surpass itself through a continuous exploration of its own world, in search of unexpected discoveries. His path can be traced back through time: from his beginnings as a skateboarder — an emblematic pioneer of the discipline — to making skateboard films, where he started painting for the opening credits, then to his work as a board designer, before a total immersion in the painter’s studio.
His recent paintings emerge in troubled times that call for a response and a heightened sense of awareness. Rather than shrinking from uncertainty and confusion, his painting proposes that we accept this reality and become more present in our lives and in the things we actually control. The figures in these works share this vigilance: they are self-possessed and ready for whatever life may bring. They move forward, relate to one another, and travel through twilight landscapes — threshold spaces where new possibilities and opportunities for transcendence can emerge.
The selection presented here thus brings together landscapes and silhouettes of passers-by at dusk.
In Gwendal Le Bec’s work, the gesture often begins in a moment of joyful openness, when the oil pastel is already in hand and a new still life is about to start. He embraces an approach in which the childlike pleasure of drawing remains perceptible in the execution, while still allowing for a high degree of compositional precision. His works are marked by luminous colors and a formal language that blends synthetic realism with expressionist accents, balancing immediate freshness with carefully built structure.
Gwendal Le Bec lives and works in Paris. His practice moves between painting, children’s books, comics and editorial illustration. He has also lived in New York, an experience that has shaped a way of looking at everyday life that is both alert and generous, attentive to ordinary scenes, simple gestures and fleeting presences. His work, often shaped by drawing and storytelling, retains a strong clarity of form and a vivid chromatic presence.
Yann Le Bec presents a selection of monotypes, a technique that leaves ample room for chance and surprise. It consists of running paint applied to a rigid support through a press in order to obtain a unique image, with textures that can sometimes feel improbable. Sitting somewhere between the control of the gesture and the unexpected, monotype creates a space where the material seems to transform on its own, offering a sensitive alternative to the brushstroke.
Based in Paris, Yann Le Bec is a painter, illustrator and comic book author whose practice is rooted in drawing, narration and printed imagery. He works for the press and produces images for titles such as M Le Monde, Télérama and L’Obs, as well as for brands such as Dior. This movement between illustration, comics and painting gives his work a voice that is at once direct, sensitive and carefully constructed.
VERNISSAGE : JUNE 4TH FROM 5 TO 9PM
In the presence of the artists
EXHIBITION : 05.06 — 04.07.2026
La peinture est une écriture du réel. La couleur s’y entend comme les notes d’une partition, jouée au rythme des coups de pinceau. Le sujet devient alors un prétexte, permettant au virtuose d’exprimer pleinement son talent.
L’exposition se déploie comme un dialogue entre les œuvres de Brian Lotti, Gwendal Le Bec et Yann Le Bec, bien connus des fidèles de la galerie. Dès le premier regard, des affinités esthétiques apparaissent et rendent le passage d’un univers à l’autre particulièrement fluide, comme lors d’une longue promenade, de chez soi jusqu’au parc, en croisant des inconnus étrangement familiers, sur fond de Gymnopédie No. 1 d’Erik Satie. Pas encore tout à fait détendus ? Revenez une fois devant les toiles. Puis, avec l’attention du flâneur, prenez le temps de vous attarder sur la subtile grammaire picturale que chacun déploie pour vous attirer dans son propre univers.
Brian Lotti décrit sa peinture comme une pratique cherchant à se dépasser elle-même, à travers une exploration continue de son univers, en quête de découvertes insoupçonnées. On peut ainsi remonter le fil de son parcours : de ses débuts comme skateboarder — pionnier emblématique de la discipline — à la réalisation de films de skateboard, où il commence à peindre pour ses génériques, puis à son travail de créateur de planches, avant une immersion totale dans l’atelier du peintre.
Ses toiles récentes prennent place dans une époque troublée, qui appelle une forme de réponse et une attention accrue. Plutôt que de se replier face à l’incertitude et à la confusion, sa peinture propose de les accepter, et d’y répondre par une présence plus consciente à nos vies et à ce qui demeure en notre pouvoir. Les figures qui peuplent ses compositions partagent cette vigilance : elles sont à la fois présentes à elles-mêmes et prêtes à accueillir ce qui peut advenir. Elles se mettent en mouvement, se situent les unes par rapport aux autres, et avancent dans des paysages crépusculaires — des espaces de seuil où peuvent émerger de nouvelles possibilités et des formes de dépassement.
La sélection présentée mêle ainsi paysages et silhouettes de passants au crépuscule.
Chez Gwendal Le Bec, le geste naît souvent d’un moment de disponibilité joyeuse, lorsque le pastel gras est déjà en main et que la nouvelle nature morte peut commencer. Il revendique une approche où le plaisir enfantin du dessin reste perceptible dans l’exécution, tout en laissant place à une grande précision de composition. Ses œuvres se distinguent par des couleurs lumineuses et un vocabulaire formel qui mêle réalisme synthétique et accents expressionnistes, dans un équilibre entre fraîcheur immédiate et construction très maîtrisée.
Gwendal Le Bec vit et travaille à Paris. Sa pratique circule entre peinture, livres pour enfants, bande dessinée et illustration éditoriale. Il a également vécu à New York, expérience qui a nourri une manière de regarder le quotidien avec une attention vive, portée aux scènes ordinaires, aux gestes simples et aux présences fugaces. Son travail, souvent traversé par le dessin et le récit, conserve une grande clarté de forme et une forte évidence chromatique.
Yann Le Bec présente une sélection de monotypes, une technique qui laisse une large place à l’accident et à la surprise. Le principe consiste à passer sous la presse une peinture appliquée sur un support rigide afin d’obtenir une image unique, aux textures parfois improbables. À mi-chemin entre maîtrise du geste et part d’inattendu, le monotypeouvre un espace où la matière semble se transformer d’elle-même, en offrant une alternative sensible au coup de pinceau.
Artiste basé à Paris, peintre, illustrateur et auteur de bande dessinée, Yann Le Bec développe une pratique nourrie par le dessin, la narration et l’image imprimée. Il travaille pour la presse et produit des images pour des titres tels que M Le Monde, Télérama et L’Obs, ainsi que pour des marques comme Dior. Cette circulation entre illustration, bande dessinée et peinture donne à son travail une présence à la fois directe, sensible et très construite.